Tuesday, June 12, 2007

Piquetage de solidarité avec les lock-outés du Cimitière Notre-Dame-des-Neiges

PIQUETAGE DE SOLIDARITÉ AVEC LES LOCK-OUTÉS DU CIMETIÈRE NOTRE-DAME-DES-NEIGES

Le Réseau de Solidarité des Travailleurs-Travailleuses, regroupement syndical de travailleur-euse-s basé sur l'action directe, appelle à une première action de piquetage de solidarité avec les membres du Syndicat des travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges de la Fabrique de la paroisse Notre-Dame de Montréal, affilié à la CSN, qui sont en lock-out depuis le 16 mai. D'autres piquetages de solidarité auront lieu au cours des prochains jours.


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VENDREDI 15 JUIN À 19h00
Cimetière Notre-Dame-des-Neiges
ENTRÉE DECELLES du cimetière
Métro Côtes-des-Neiges
Montréal

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Les chambres réfrigérées du cimetière, d'une capacité de 400 à 450 places, sont parmi les plus grandes au Canada. Alors que la partie patronale affirme qu'elles abritent actuellement 150 dépouilles, le syndicat pense que la direction du cimetière tente de minimiser l'étendue du problème et que ce seraient plutôt 225 corps qui seraient entreposés. Malgré les insinuations de leurs patrons à leur égard, les syndiqué-e-s sont les premiers à déplorer la situation créée par la décision de l'employeur. Dans l'industrie des pompes funèbres, où aucune entreprise n'a l'équipement nécessaire pour conserver des dépouilles à long terme, le déclenchement d'un lock-out a provoqué un véritable branle-bas. Les plus gros acteurs, comme Magnus Poirier et Urgel Bourgie, ont immédiatement signé des ententes avec d'autres cimetières, dont les capacités sont considérablement moindres que celles de Notre-Dame-des-Neiges.

Le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, géré par le conseil de la Fabrique de la paroisse Notre-Dame, avec une superficie de 343 acres, des routes faisant 55 kilomètres, une évaluation foncière de 229,7 M$ et 5600 inhumations par année, est un des plus grands en Amérique du Nord. En raison du territoire, les tâches sont nombreuses: creusage, finition de la fosse, nivelage, ensemencement, nettoyage des chemins, travail d'orientation pour les visiteurs, camionneurs, etc.

Le syndicat des travailleurs du cimetière, qui compte 129 membres dont 72 sont des travailleurs saisonniers, juge qu'il est grandement temps que la direction du cimetière améliore les conditions de ses employés. Le climat des relations de travail est « morbide », avec plus de 200 griefs non réglés. Leur convention collective étant échue depuis décembre 2003, des négociations ont débuté en mars 2006 par le dépôt du projet syndical de convention collective. Leurs revendications sont la mise sur pied d'un régime de retraite à prestations déterminées avec possibilité de rachat des années de service antérieures (avec le présent régime, les employés sont forcés de prendre leur retraite à un âge trop avancé), des primes de départ faisant dorénavant partie d'un régime conventionné, la réduction de la semaine de travail à quatre jours avec pleine compensation, la garantie d'un plancher de 36 semaines de travail annuelles pour les travailleurs saisonniers et le resserrement des clauses de sous-traitance.

L'employeur refuse toutefois d'envisager toute ouverture qui aurait permis de faire progresser le dialogue. Le syndicat soutient que la propagande patronale quant à l'avancement des pourparlers ne tient pas la route et que ce qui sépare leurs attentes des offres de l'employeur est majeur. Afin de protester contre l'intransigeance de la direction à la table de négociation et la lenteur des négociations, les syndiqué-e-s ont déclenché une grève d'un jour le 10 mai. Ils ont aussi déclenché des grèves au moment où des enterrements étaient prévus, sans pour autant que l'attitude de fermeture de l'employeur ne change. Le 16 mai, l'employeur a décidé de mettre ses employés en lock-out pour éviter de subir les contrecoups de leurs moyens de pression. Il est à noter que le 2 avril, les membres du syndicat avaient voté à 98,8% en faveur du déclenchement de la grève générale illimitée au moment jugé opportun.

De toute évidence, s'il y a quelqu'un à blâmer dans ce conflit, c'est bien la partie patronale qui refuse de mettre un terme à son attitude intransigeante. Suite au lock-out décrété par la direction du cimetière, le comité exécutif du syndicat a convoqué l'assemblée générale des membres pour faire le point sur la situation et convenir de la suite des choses. Les travailleur-se-s ont alors décidé de répliquer au lock-out de leur employeur ... par une grève! Actuellement, les syndiqué-e-s tiennent des lignes de piquetage aux trois entrées du cimetière. Ils soupçonneraient aussi la direction du cimetière d'utiliser des briseurs de grève.

Même si une grève dans un cimetière est un fait plutôt rare, les travailleur-se-s du cimetière l'ont déjà fait à deux reprises. En fait, l'arrogance de la direction du cimetière ne date pas d'hier. En 1986, suite à une bravade de l'employeur, les employés se retrouvèrent en lock-out, et répliquèrent en déclenchant une grève de plusieurs semaines; un arrêt de travail d'un mois s'était soldé par le report de 625 inhumations. Les employés se battant contre la sous-traitance et le mépris qu'affichait la direction du cimetière envers ses employés. Il arrivait couramment que le contremaître en chef balance les paies des employés par terre, insulte les employés et en blesse volontairement en conduisant mal le véhicule dans lequel il les déplaçait. C'est suite à cette grève que les employés du bureau se sont syndiqués. Le directeur du personnel de l'époque ordonna aux femmes du bureau de faire les scabs pour remplacer les fossoyeurs en grève: face à cette situation, elles se sont accréditées!

En 1991, il y avait beaucoup d'agitation; quelques années plus tôt, certains membres avaient tenté de scinder le syndicat pour en exclure les saisonniers. Un nouveau comité syndical fut élu à majorité écrasante. Les travailleur-se-s réclamaient d'être traité avec dignité, que cesse le harcèlement systémique du contremaître général, que soient éliminées les doubles échelles de salaire (ça prenait 65 mois pour un saisonnier pour obtenir la parité salariale avec un régulier pour le même travail, soit l'équivalent d'une quinzaine d'années), l'élimination de la sous-traitance, le refus de travailler le samedi qui est une demande de l'employeur et le respect des classifications. Le débrayage dura 11 semaines pendant lesquelles le cimetière redevint en friche, les corps s'accumulant dans les frigidaires. Le conflit terminé, rien ne fut réglé. Ce fut au contraire le début d'une longue guerre de tranchée, préparant le terrain à la négociation de 1994. Les syndiqué-e-s du cimetière, insatisfaits de la FTQ, changèrent d'accréditation pour la CSN. En 1995, le conseil d'administration de la Fabrique décida de changer de direction générale et de moderniser la gestion du cimetière. De même, le comité exécutif du syndicat se vit donné comme mandat d'assainir les relations de travail, éliminer le favoritisme, rendre l'environnement de travail conforme aux règles de santé sécurité, éliminer les doubles échelles de salaire, favoriser une rémunération décente et réclamer une assurance groupe. Le syndicat décida aussi de s'attaquer à l'absence de femmes parmi les employés. Cette négociation dura un an et demi, sans grève, avec la promesse de l'employeur de procéder à l'embauche de femmes.

En 2001, il fut signée une convention dans la confusion la plus totale: congédiements, une assemblée générale frustrée de ne pas avoir obtenu ce qu'elle voulait. Ce contrat échouait le 31 décembre 2003. Pour en savoir plus, suffit de parcourir le site du syndicat www.syndicatcimetierenddn.org et faire lecture de la Fosse-Vérité, le périodique des syndiqué-e-s du cimetière...


Réseau de Solidarité des Travailleurs-Travailleuses (RSTT)
Infos: 514-830-0066
rst.wsn@gmail.com

Monday, June 4, 2007

El Salon Police Riot: A call for your support (and funds)


[Three individuals still face criminal charges related to the “El Salon Police Riot” of April 2006. Please support their legal defense by considering a contribution to their legal fund, and by attending upcoming court dates. More info below ...]

Last April 19, 2006, at least 50 Montreal police officers intervened to end a Palestinian political prisoner event at El Salon on St-Laurent Boulevard. The event, called “Break the Chains,” included poetry, films, speeches, as well as several music acts, and was part of a national tour raising awareness about Palestinian political prisoners by the Sumoud group in Toronto.

The Montreal event was organized and supported by Books to Prisoners-Montreal, the Coalition Against the Deportation of Palestinian Refugees, Indigenous Peoples Solidarity Movement, International Solidarity Movement (ISM), Montreal Anarchist Black Cross, No One Is Illegal-Montreal, Solidarity for Palestinian Human Rights (SPHR) at McGill and Concordia and the Twelve Months PP/POW Calendar Project.

The “El Salon Police Riot” was a brutal police overreaction. That night, three people (Meg, Nazila, and Stefan) received tickets, while two others (Amanda and Jaggi) were charged with obstruction. Nobody went to jail, despite the use of upwards of 50 cops at a poetry event, and everyone was released and back on St-Laurent Boulevard within two hours.

You can read by-stander accounts posted to CBC Montreal at the following link:
http://www.cbc.ca/canada/montreal/story/2006/04/20/qc-reax20060420.html

[The original article is at: http://www.cbc.ca/canada/montreal/story/2006/04/20/qc-brawl20060420.html ]

Photos showing the police intervention are linked at:
http://gallery.cmaq.net/sumoudevent

There were several complaints about the police’s conduct on April 19. The police response was to add assault charges to Amanda and Jaggi many months later, as well as to charge Ahmad of Toronto with four counts of assault police almost six months after the fact. Clearly, the charges have been added to make a disproportionate police intervention seem justified.

Ahmad’s trial begins next week. Jaggi’s trial has already begun and will continue in August, and Amanda will learn her trial dates later. [At trial, it’s been confirmed that at least 50 cops were deployed on April 19; moreover, the police are claiming that their radio system “wasn’t working properly” on April 19, 2006, which means the police, conveniently, cannot provide audio tapes of their correspondence that night.]



--> DONATIONS FOR LEGAL DEFENCE!

Neither Ahmad nor Amanda qualify for legal aid (Jaggi is representing himself). They need to raise money for their legal defence (as well as travel expenses for Ahmad from Toronto).

The current fundraising goal is $3000. If 30 individuals or groups can donate $100 each, we’ve reached our goal. Whether you can spare $10, $50, $100 or more, your donation is appreciated.

If you can donate, please get in touch at elsalonpoliceriot@gmail.com to let us know, and send a cheque to the following address:

QPIRG-Concordia
1500 de Maisonneuve West, #204
Montreal H3G 1N1

Please make the cheque out to “QPIRG-Concordia” with “El Salon” clearly marked in the memo line.

Please contact elsalonpoliceriot@gmail.com to let us know you’ve made a donation, and to arrange alternative arrangements to donate.


--> COURT SUPPORT

Ahmad’s trial begins next week. Jaggi’s continues in the summer, and Amanda will know her court dates shortly. Meg and Stefan are fighting their tickets. Nazila was declared “not guilty” because her arresting officer didn’t show up to court.

All defendants are actively fighting their charges, and would appreciate your support in court. The original event that was raided on April 19, 2006 – a fundraiser for Palestinian political prisoners – brought together more than 100 individuals from various groups and communities. It’s important that we show that strength again in court.

Ahmad’s trial is next June 12 and June 14 at Montreal’s Municipal Court. Contact elsalonpoliceriot@gmail.com for more details.


-- The El Salon Police Riot Defendants

Sunday, June 3, 2007

Manifestation contre le gouvernement Charest: La cour libère 193 manifestants et blâme la police

Après plus de 2 ans et demi de procédures judiciaires diverses, un juge de la Cour municipale de Montréal a finalement déclaré l'arrêt des procédures contre les plus de 190 personnes qui ont reçu un ticket lors de la manifestation contre le Congrès du Parti libéral du Québec en novembre 2004. Ci-dessous, deux articles tirés des médias de masse au sujet de ce jugement.

Il reste encore quelques procédures par rapport aux requêtes visant à faire invalider le règlement municipal qui permet de telles arrestations.

Police partout, justice nulle part!

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Manifestation contre le gouvernement Charest
La cour libère 193 étudiants et blâme la police

Myles, Brian
31 mai 2007

La Cour municipale a décrété l'arrêt des procédures hier contre 193 personnes arrêtées en bloc, en novembre 2004, lors des manifestations tenues en marge du congrès du Parti libéral du Québec (PLQ). Un revirement imputable à l'action de la police de Montréal, qui est blâmée pour ses pratiques de détention abusive.

Les manifestants liés à l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) et à la Convergence des luttes anti-capitalistes (CLAC) avaient été appréhendés vers 19h40, le 19 novembre 2004, après avoir nargué les policiers dans les rues du centre-ville pendant quelques heures. Ils sont tombés dans une souricière et ont été détenus sur place pendant plus de deux heures. La nuit venait de tomber et la température avait chuté.

Procédure inhabituelle

Malgré tout, les manifestants ont été forcés de s'asseoir par terre et de rester immobiles, entassés les uns sur les autres. Ils sont restés sans eau, sans nourriture et n'ont pu aller aux toilettes. Qui plus est, ils ont été menottés, et les policiers ont fouillé leurs vêtements et leurs sacs. Pour finir, les agents ont photographié chacun des accusés, une procédure «longue et plutôt inhabituelle en matière de rédaction de constat», estime le juge de la Cour municipale Morton S. Minc.

Lorsque les accusés ont été relâchés, ils ont été conduits par autobus jusqu'à des stations de métro excentrées, toujours situées aux antipodes de leurs domiciles respectifs ou des lieux où ils projetaient de se rendre pour le reste de la soirée. À titre d'exemple, Jean-Sébastien Ritchie, un résidant de Laval, a été conduit au métro Angrignon, dans l'ouest de Montréal. Le juge Minc estime que ces promenades aussi forcées qu'inopportunes en autobus constituent de facto un prolongement de la détention.

Sans porter de jugement de valeur sur les méthodes de travail du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), M. Minc conclut qu'il s'agit là d'un cas de détention abusive, «démesurée et disproportionnée» par rapport à l'objectif recherché. «Les conditions de cette détention ont porté atteinte à la dignité humaine sous certains aspects particulièrement dégradants (assis par terre, sans eau et sans toilettes)», écrit le juge. «Les mesures prises à l'égard des contrevenants pendant cette détention avaient un caractère abusif et vexatoire», ajoute-t-il dans cette décision.

Avant de casser les accusations, le juge a reconnu qu'elles étaient fondées, c'est-à-dire que les 193 manifestants ont bel et bien participé à un attroupement illégal. Aussi bien dire qu'ils ont été sauvés d'une condamnation grâce à l'intervention bâclée des policiers.

Catégorie : Actualités
Sujet(s) uniforme(s) : Cours et administration de la justice;
Arrestations, opérations et brutalité; Émeutes et manifestations;
Policiers et services de police
Type(s) d'article : Article
Taille : Moyen, 331 mots

(c) 2007 Le Devoir. Tous droits réservés.

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Le SPVM sévèrement blâmé
193 manifestants arrêtés en 2004 sont libérés d'accusations d'attroupement illégal

Lacoursière, Ariane
La Presse
31 mai 2007

Détention démesurée, mesures abusives, atteinte à la dignité humaine. Quand ils ont arrêté 193 manifestants à l'automne 2004, les agents du Service policier de la Ville de Montréal ont fait des gestes qui vont à l'encontre de la Charte canadienne des droits, estime le juge Morton S. Minc, de la cour municipale de Montréal. Dans son jugement rendu hier, le magistrat ordonne donc l'arrêt du processus judiciaire contre les manifestants, accusés d'attroupement illégal.

Les événements remontent au 15 novembre 2004. Ce jour-là, plus de 500 personnes ont profité de la tenue du congrès du Parti libéral du Québec à Montréal pour protester contre la hausse des droits de scolarité. De 15h à 19h, ils ont défilé dans les rues du centre-ville. Mais la situation a quelque peu dégénéré. Certains manifestants portant des cagoules noires ont égratigné une limousine. Ils ont mis des autocollants sur des voitures et fait des graffitis. "Les policiers étaient sans aucun doute justifiés de remettre des constats d'infraction aux manifestants", écrit le juge Minc.

Mais même si les manifestants ont commis des actes répréhensibles, le magistrat refuse de les accuser et ordonne un arrêt du processus judiciaire. Il considère que les conditions de l'arrestation ont été abusives. Vers 19h30, les policiers du SPVM ont encerclé 193 personnes et les ont détenues pendant plus de deux heures. "Alors que la nuit était tombée et que la température avait chuté, on les a forcés à s'asseoir par terre, à rester immobiles, compressés. Ils sont restés ainsi sans eau ni nourriture et surtout sans accès à des toilettes", peut-on lire dans le jugement. Personne n'a été autorisé à appeler un avocat, et les mineurs n'ont pas pu contacter leurs parents.

Le juge Minc note aussi que les personnes arrêtées ont toutes été menottées, fouillées et photographiées, "une procédure longue et plutôt inhabituelle en matière de rédaction de constat". Le magistrat s'interroge finalement sur le fait que les manifestants ont dû monter dans des autobus pour être éparpillés au quatre coins de la ville.

Selon le juge, les procédures utilisées par les policiers constituent une "violation particulièrement grave" de la Charte canadienne des droits. "La durée de détention a été démesurée", "les conditions de détention ont porté atteinte à la dignité humaine", et les mesures prises par les policiers "avaient un caractère abusif et vexatoire".

Un professeur de sciences politiques à l'UQAM, Francis Dupuy-Déry, fait partie des manifestants arrêtés le 15 novembre 2004. "Je suis content que les abus de procédure des policiers soient enfin mis au jour", dit-il.

M. Dupuy-Déry n'écarte pas l'idée d'intenter un recours collectif contre le SPVM. "On pourrait très bien le faire. Nos droits fondamentaux ont été bafoués. C'était vraiment une procédure humiliante", a-t-il martelé.

Dans sa décision, le juge Minc refuse de remettre en question le travail des agents du SPVM. "La Cour n'a pas à se prononcer sur la méthode de travail choisie par les dirigeants du service de police pour remettre les constats", écrit-il.

L'avocat Pierre-Louis Fortin-Legris, qui a défendu plusieurs des manifestants impliqués, pense que le jugement pourra malgré tout inciter le SPVM à revoir ses méthodes d'arrestation. "Le juge refuse de critiquer ouvertement le SPVM, mais le message est tout de même là", affirme-t-il.

Avant de commenter le jugement, le service de police préfère attendre 30 jours, soit le délai dont la Couronne dispose pour interjeter appel, a expliqué hier soir l'agent Laurent Gingras, porte-parole du SPVM.

Action de solidarité avec les travailleuses et travailleurs précaires chez Bell (6 juin)

BELL: POUR UNE LIGNE DE PIQUETAGE EFFECTIVE ET PERTURBATRICE!
Seconde action de solidarité avec les travailleuses et travailleurs précaires chez Bell

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Mercredi 6 Juin à 9h00AM
Centre Mont-Royal
2200 rue Mansfield, Montréal
Métro Peel
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Le Réseau de Solidarité des Travailleurs- Travailleuses (RSTT) appelle à une seconde action de solidarité avec les travailleur-se-s chez Bell pour une ligne de piquetage effective et perturbatrice lors de l’assemblée annuelle des actionnaires de Bell. Soyons ponctuel-le- s puisque l’assemblée débute à 9h30, et soyons y en grand nombre afin d’assurer la réussite de l’action. Faisons savoir au patron que les travailleur- se-s de Bell en ont assez de se faire couper!

Depuis 1990, face à l’intensification de la concurrence, Bell Canada Entreprises (BCE), principale compagnie de télécommunications au Canada, a modifié ses méthodes de gestion en procédant à plusieurs réductions de personnel par des programmes de retraite anticipée et de départs. C’est ainsi que le 1er mai dernier, 67 jeunes employé-e-s de Bell travaillant à l’édifice situé à la Tour Jean-Talon ont appris que leur emploi était transféré en Inde à la fin du mois de mai tandis que 160 autres verront leurs heures de travail passer de 35 à 15 heures par semaine dès janvier 2008. Des travailleur- se-s membres de l'Association canadienne des communications, de l'énergie et du papier (SCEP-FTQ) n’auront droit qu’à une version allégée des avantages sociaux normalement offerts aux retraité-e-s dès 2012 et à compter de 2016, l'ensemble de ces avantages seront abolis. Cette décision s'appliquera à tou-te-s les employé-e-s, syndiqué-e-s ou non dans les filiales de BCE, soit Bell, Aliant et Connexim. On voit bien que pour l’employeur, le bien-être des travailleur- se-s de Bell passe bien après le profit, poussant forcément les employé-e-s à vivre dans la précarité.

Face à cette situation, le RSTT a organisé une action en solidarité avec les travailleur- se-s de Bell le 18 mai dernier. Nous avons brièvement rendu visite au kiosque Espace Bell au Centre Eaton et nous nous sommes par la suite rendu-e-s à une seconde succursale située en plein cœur du centre-ville de Montréal. Nous avons bloqué l’accès du commerce jusqu’à l’arrivée des policiers. Nous avons ensuite maintenu notre présence en appelant les client-e-s à soutenir la lutte des syndiqué-e-s et non-syndiqué- e-s présentement en cours chez Bell.

Au lieu de s’isoler dans nos lieux de travail respectifs, l’implication par la solidarité de personnes qui ne sont pas directement affectées par ce conflit permet de renforcer le combat des travailleur- se-s de Bell. Le Réseau de Solidarité des Travailleurs- Travailleuses, regroupement syndical de travailleur- euse-s basé sur l'action directe, lance donc un second appel pour venir grossir les rangs des syndiqué-e-s lors d’une action de ligne de piquetage effective et perturbatrice afin de démontrer notre appui aux travailleur- euse-s de Bell. Notre nombre et notre solidarité doivent se mettre en œuvre afin de résister ensemble contre les patrons par l’action directe!

Pour un syndicalisme de combat!

Réseau de Solidarité des Travailleurs- Travailleuses (RSTT)
Infos: 514-830-0066
rst.wsn@gmail. com

Solidarity Action with precarious Bell workers (June 6)

BELL: FOR AN EFFECTIVE AND DISRUPTIVE PICKET LINE!
Second solidarity action with precarious Bell workers

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Wednesday June 6th at 9h00AM
Mount-Royal Center
2200 Mansfield Street, Montreal
Peel Metro station
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The Workers’ Solidarity Network (WSN) is calling for a second solidarity action with Bell workers for an effective and disruptive picket line during the annual meeting of Bell shareholders. Because the meeting begins at 9h30, let's be punctual and let us be numerous enough to ensure the success of our picket line. Let Bell's bosses know that their workers have had enough of their cuts!

Since 1990, in the name of competitiveness, Bell Canada Enterprises (BCE) has consistently reduced its workforce. This past Mayday, 67 young workers from Bell, working at the Jean-Talon Tour, learned that their job was being transfered to India at the end of the month of May. 160 others will see their hours cut from 35 hours to 15 hours per week as of January 2008. In 2012, workers who are members of the Association canadienne des employés en télécommunications (ACET) and of the Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP-FTQ) going on retirement will see their pension benefits reduced and eventually eliminated completely in 2016. These cuts will apply to all workers, unionized or not, working for BCE and its affiliates such as Bell, Aliant and Connexim. As Bell pushes its workers towards precarity, we can see that for any boss, large or small, putting profit before people is standard.

In response, the WSN organized a solidarity picket with Bell workers on May 18. We paid a quick visit to Bell's Eaton Centre kiosk and then picketed Bell's largest store in downtown Montreal. We blocked the doors, emptying out the store, until police arrived. We then continued our picket talking to potential customers and people passing by about the struggle of Bell workers.

These solidarity actions are being organized to support the struggle of Bell workers by encouraging the participation of people from the wider working class community who are not directly affected by the conflict. We must continue to stand in solidarity with Bell workers until their demands are met. To this end, the Workers’ Solidarity Network, a network of workers committed to taking the struggle to the bosses by direct action, is calling for a second solidarity picket on June 6 to join with Bell workers and make it an effective and disruptive picket line. Using our numbers and our solidarity, the only effective response to the bosses is direct action!

For a fighting unionism!

The Workers’ Solidarity Network (WSN)
For infos: 514-830-0066
rst.wsn@gmail. com

Semaine d'actions contre l'apartheid et l'occupation israéliens


SEMAINE D'ACTIONS CONTRE L'APARTHEID ET L'OCCUPATION ISRAÉLIENS

***Pour plus d'information : http://tadamon.resist.ca***

Dans le cadre de la campagne croissante de Boycott, de Désinvestissements et de Sanctions (BDS) contre l'apartheid israélien, trois événements auront lieu lors d'une semaine d'actions qui se terminera par la journée internationale du samedi 9 juin.

Le 9 juin marque le 40ème anniversaire de l'occupation israélienne de la Cisjordanie, de Gaza et du Golan syrien. Il arrive juste après l'anniversaire des 59 ans de la création de l'État d'Israël par le déplacement de plus de 750 000 Palestiniens autochtones et la mise en place d'un État colonial exclusif dans la Palestine historique.

==> CALENDRIER D'ACTIONS

* Samedi, 2 juin de 13h00 à 15h00
PIQUETAGE : Boycott de la librairie Indigo pour liens avec Israël
Librairie Indigo, coin nord-ouest Ste. Catherine et McGill College (métro McGill)
Détails: Tadamon! Montréal, tél. 514 664 1036, http://tadamon.resist.ca

* Mardi, 5 juin à 18h30
PIQUETAGE et PROJECTION DU FILM à l'exterieur
Boycott culturel du 2e Festival du film israelien
Cinéma du parc, 3575, ave. du Parc (métro Place des arts)
Détails: Coalition contre l'apartheid israélien - Montréal,
bdsmontreal@gmail.com, tél. 514 664 1036

* Mercredi 6 juin à 16h30
RASSEMBLEMENT : Canada - Stop au financement de l'apartheid israélien via le Fonds National Juif (JNF)
devant le Souper-bénéfice du Fonds national juif (FNJ-JNF)
Hotel Reine Elizabeth, 900, Boul. René Lévesque O. (métro Peel ou Bonaventure)
Détails: Palestiniens et Juifs Unis (PAJU) et l'Alliance juive contre
l'occupation (AJO), tél. 514 961-3928

* Vendredi, 8 juin à 13h00 jusqu'au samedi 9 juin à 13h00
FOIRE-INFO de 24 heures : "40 ans d'occupation, 59 ans d'apartheid"
Carré Dorchester, coin Peel et René-Lévesque (métro Peel ou Bonaventure)
Détails: Coalition pour la justice et la paix en Palestine, http://cjpp.org

* Samedi, 9 juin à 13h00
MANIFESTATION : "40 ans d'occupation, 59 ans d'apartheid"
rassemblement au coin de Peel et René Lévesque (métro Peel ou Bonaventure)
Détails: Coalition pour la justice et la paix en Palestine, http://cjpp.org

==> PLUS D'INFORMATION

Détails de la semaine d'actions:
* Tadamon Montreal! http://tadamon.resist.ca

Information sur le 9 juin:
* À Montréal: Coalition pour la justice et la paix en Palestine,
http://cjpp.org.
* Internationalement: Stop the Wall,
http://stopthewall.org/worldwideactivism/1460.shtml (en anglais)

Information sur la Campagne Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre l'Apartheid Israélien:
* Palestine BDS Campaign, www.bds-palestine.net (anglais)
* Stop the Wall, www.stopthewall.org (anglais)
* Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel
(PACBI), www.pacbi.org (anglais)
* Coalition Against Israeli Apartheid (Toronto),
www.caiaweb.org/indigoboycott (anglais)

Week of Action Against Israeli Occupation and Apartheid

WEEK OF ACTION AGAINST ISRAELI OCCUPATION AND APARTHEID

***For more details: http://tadamon.resist.ca***

Three actions, part of a rising global campaign of boycott, divestment and sanctions (BDS) against Israeli apartheid, are taking place in a week of action building up to an international day of action on Saturday, June 9th.

June 9th marks the 40th anniversary of Israel's occupation of the West Bank, Gaza Strip and the Golan heights. This anniversary takes place just after the 59th anniversary of the creation of the state of Israel through the expulsion of over 750 000 indigenous Palestinians from their homeland and the establishment of an exclusive, colonial state.

==> CALENDAR OF ACTIONS

* Saturday, 2 June, 1pm to 3pm
PICKET: Boycott Indigo Bookstore for links to Israeli Apartheid
Indigo Bookstore, corner Ste. Catherine & McGill College (McGill Metro)
More info: Tadamon! Montréal, tel. 514 664 1036, http://tadamon.resist.ca

* Tuesday, 5 June, 6.30pm
PICKET & OUTDOOR FILM SCREENING:
Cultural boycott of the 2nd Israeli film festival
Cinema du parc, 3575 Parc Ave. (Place des arts Metro)
More info: Coalition against Israeli Apartheid-Montreal,
bdsmontreal@gmail.com, tel. 514 664 1036

* Wednesday, 6 June, 4:30pm
RALLY: Canada - Stop subsidizing Israeli Apartheid through the Jewish National Fund (JNF)
outside the Jewish National Fund (JNF) fundraising dinner with Allan Dershowitz
Queen Elizabeth Hotel, 900 Boul. Réné Lévèsque O. (Peel or Bonaventure Metro)
More info: Palestinian and Jewish Unity (PAJU) & the Jewish Alliance Against
the Occupation (JAAO), tel. 514-961-3928

* Friday, 8 June, 1 pm to Saturday, 9 June, 1pm
24-Hour INFO-FAIR: "40 years of occupation, 59 years of apartheid"
Dorchester Square, corner of Peel and René-Lévèsque (Peel or Bonaventure Metro)
More info: Coalition pour la justice et la paix en Palestine,
http://cjpp.org

* Saturday, 9 June, 1pm
DEMONSTRATION: "40 years of occupation, 59 years of apartheid"
gather at Dorchester Square, corner of Peel & René-Lévèsque (Peel or Bonaventure Metro)
More info: Coalition pour la justice et la paix en Palestine,
http://cjpp.org

==> BACKGROUND INFORMATION

More details on the Week of Action:
* Tadamon Montreal!, http://tadamon.resist.ca

Information on 9 June:
* In Montreal: Coalition pour la justice et la paix en Palestine,
http://cjpp.org.
* Internationally: Stop the Wall,
http://stopthewall.org/worldwideactivism/1460.shtml

Background on the international campaign of Boycott, Divestment and Sanctions against Israeli Apartheid:
* Palestine BDS Campaign, www.bds-palestine.net
* Stop the Wall, www.stopthewall.org
* Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI), www.pacbi.org
* Coalition Against Israeli Apartheid (Toronto),
www.caiaweb.org/indigoboycott

Appuyez notre projet: Jardins de la Resistance

Jardins de la Résistance

::: LEGUMES NATURELLEMENT CULTIVES ET LOCAUX :::

Appuyez notre projet !!
(Voir l'information ci-dessous)

-ACHETEZ UN PANIER de légumes issus d'un projet d'agriculture écologique et local. Vous aurez, au cours de la saison, des aubergines, des tomates, des tomates cerise, des carottes, courges, des concombres, des herbes (épices), des oignons, des cerises de terre, des plantes médicinales, des laitues, du chou frisé (kale), des épinards, des poivrons, des échalotes, de l'ail, des poireaux et d'autres surprises !!!

-Prix : entre 150,00 $ et 250,00 $ (selon vos moyens)

-Livraison : 10 paniers (un panier aux deux semaines) à partir de la fin-juin jusqu'à la fin de la saison.

Point de Chute : Frigo Vert (2130 Mackay, Metro Guy-Concordia) ou Au 63, (63 Beaubien est, metro Beaubien); les lundi de 18h à 19h30.

-Vous pouvez également acheter un PANIER SOLIDAIRE, soit un panier de légumes qui sera offert à des personnes qui n'ont autrement pas accès à des produits frais et cultivés naturellement.

-Contribution monétaire : aidez-nous à soutenir un projet dont l'objectif est d'appuyer des communautés qui luttent au quotidien pour la dignité et l'auto-détermination.

Communiquez avec nous par courriel ou par téléphone pour recevoir le formulaire d'inscription.

(514) 267-3701 ou panier.resistance@gmail.com

Merci !!


::: NOTRE PROJECT :::

Les Jardins de la Résistance est un projet collectif situé sur une ferme près de Huntingdon(Qc) à environ une (1) heur de Montréal. Comme collectif, nous nous sommes engagéEs à travailler solidairement, de manière autonome et non-hiérarchique afin de résister au système capitaliste et à l'impérialisme.

Notre projet à pour but de soutenir les communautés qui luttent pour la dignité et l'auto-détermination : les personnes autochtones, les personnes et familles immigrantes, avec ou sans-statut, ainsi que les membres des communauté rurale qui sont forcés, par un système économique qui favorise le développement agroalimentaire basé sur l'exploitation d'immenses surfaces, de quitter leurs terres.

Nous accordons une importance particulière à la reconnaissance de la violence et du racisme qui servent encore le vol des terres autochtones partout dans le monde, y compris celle que nous cultivons.

Dans la pratique, ce projet a pour but d'offrir un espace dans lequel toutes et tous peuvent développer et stimuler leur créativité, leurs habiletés, leurs connaissances et découvrir des techniques d'agriculture respectueuses de la terre. De plus, nous désirons, avec ce projet, contribuer à offrir à nos communautés une nouvelle source d'aliments naturellement cultivés. Tous nos légumes sont cultivés avec soin et de manière écologique.

Contactez-nous pour plus de renseignements ou pour venir nous aider.

(450) 264-9426

Support Our Project: Jardins de la Résistance

::: Jardins de la Résistance :::
::: Local ::: Naturally Grown ::: Vegetables :::

Support Our Project!
(read more below)

-BUY A BASKET of naturally grown vegetables including eggplants, tomatoes,cherry tomatoes, peppers, carrots, squash, cucumber, herbs, onion, ground cherries, medicinal flowers, kale, spinach, swiss chard, garlic, leeks, broccoli and more! We offer one basket size - roughly a full grocery bag of vegetables.

-Price: Sliding Scale; $150-$250. (pay according to your means within this price range)

-Delivery: 10 baskets, every two weeks, starting in late June until the end of the growing season.

-Drop-Off Points: Frigo Vert (2130 Mackay, Guy-Concordia metro) or Au 63 (63 Beaubien East, Beaubien metro); Mondays between 6pm and 7:30pm.

-Consider purchasing a SOLIDARITY BASKET; a basket of vegetables delivered to people in the community who could not otherwise have access to fresh naturally grown produce. Help us financially sustain our project so that we can support communities who are struggling daily for dignity and self-determination.

Call or e-mail us to sign up for a basket (we will e-mail you an application form).

514-267-3701 or email panier.resistance@gmail.com

Thank you!!

:::::THE PROJECT:::::

Les Jardins de la Résistance is a collective farming project located near Huntingdon (Qc), a one (1) hour drive from Montréal. As a collective, we are committed to working autonomously, non-hierarchically and in solidarity with each other to resist capitalism and imperialism. Our project aims to support communities in struggle for dignity and self-determination: including indigenous peoples, immigrant and non-status individuals and families, as well as members of rural communities who are being forced off the land by an economic system which favours large-scale agribusiness. Of particular importance to us is the recognition of the violence and racism that was and continues to be employed to steal land from indigenous people all over the world, including the land we are farming.

In practice, this project aims to foster a space in which to develop creativity, skills, knowledge and techniques towards an agriculture which is respectful of the earth. As well, it aims to build a new source of food for our communities.

All the vegetables are grown with care, using natural growing methods.

Contact us for more information or to get involved: 450-264-9426 (for basket info call 514-267-3701)

Shut down ATLANTICA! (Halifax, June 14-16)


ACCtion Against Atlantica callout:
LETS SHUT DOWN ATLANTICA!
June 14-16, 2007, Halifax, Nova Scotia


ACCtion AGAINST ATLANTICA is an anti-capitalist coalition of community groups and concerned citizens who oppose the future mapped out for our region by the proponents of Altantica.

ATLANTICA is a proposed free trade zone that would include the Atlantic Canadian Provinces and the northern New England states. The proponents of Atlantica are meeting in Halifax June 14-16. ACCtion is organizing to confront Atlantica and send the message that the people and resources of the proposed Atlantica region are NOT for sale to the lowest bidder!

WE ARE RESISTING Atlantica because we believe it will increase the institutionalized poverty of neo-liberal capitalism. We are opposed to the fact that Atlantica aims to attract corporate interest to the Atlantic region by threatening to axe our minimum wage (which is already below poverty levels), our environmental regulations, our social programs, our public services and our workers' rights to unionize; things they refer to as "policy distress factors". This kind of language sounds eerily familiar to that of N.A.F.T.A. and the F.T.A.A. that aim to dismantle "trade barriers" such as social and public programs, environmental regulations and workers' rights.

WE ARE ORGANIZING three days of actions, workshops and events JUNE 14-16 in HALIFAX to confront the ruling class and their elite group of corporations during the upcoming meeting of Atlantica proponents. We are not here to politely ask for a reform of capitalism or Atlantica; we are here for real change and we can't do this without support. We are encouraging like-minded organizations, individuals and affinity groups to educate themselves and their communities about Atlantica, and come to Halifax June 14-16 to join in our actions or organize your own to make ourselves heard. For a schedule of events during the days of action visit the website below. Events in the works include a march and a reclaim the streets party, a family friendly picnic of resistance, a critical mass bike ride, along with a full day of workshops.Billeting and some food will be available during the days of action. Spread the word!

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FULL SCHEDULE OF EVENTS AND BILLETING (check for updates in the coming weeks):
http://stopatlantica.com

LINKS TO COALITION SUPPORTERS:

http://nspirg.org/ (Nova Scotia Public Interest Research Group)

http://www.hfxcap.ca/ (Halifax Coalition Against Poverty)

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ACCtion AGAINST ATLANTICA operates under the 5 people's global action points of unity;

1) A very clear rejection of capitalism, imperialism, and feudalism; all trade agreements, institutions and governments that promote destructive globalization.

2)We reject all forms and systems of domination and discrimination including, but not limited to patriarchy, racism and religious fundamentalism of all creeds. We embrace the full dignity of all human beings.

3) A confrontational attitude, since we do not think that lobbying can have a major impact in such biased and undemocratic organizations, in which transnational capital is the only real policy maker.

4) A call to direct action and civil disobedience, support for social movements' struggles, advocating forms of resistance which maximize respect for life and oppressed people's rights, as well as the construction of local alternatives to global capitalism.

5) An organizational philosophy based on decentralization and autonomy.